"0", zone de cons damnés

Born to be wild

L’un de nos clients nous a trompés. Il est allé voir la concurrence. Je n’en fais pas une affaire personnelle. Ca m’est bien égal. Sauf qu’il s’est permis, ragaillardi par la présence de sa femme, de faire des remontrances sur la prestation de nos services. Là encore, d’habitude, je n’en ai rien à cirer. Mais l’adultère, combiné aux remontrances, j’ai trouvé qu’il ne manquait pas de culot, bien à l’abri derrière son combiné de téléphone. Me faire perdre des thunes et se payer le luxe de me passer un savon, c’était jouer effrontément avec mes nerfs. Aussi, ai-je pris ma voix de pesticide ambulante et, du ton le plus serein qui soit, lui ai-je coupé les vociférations en ces termes : « restons-en là. Cette conversation est désormais sans objet. Adieu». Suite à quoi, je lui ai poliment raccroché au nez. Cette réplique de Hal, dans « 2001 l’Odyssée de l’espace », m’a toujours fait un effet monstre et j’espérais bien qu’il en fut de même pour ce pourceau. Mais s’immisçait lentement, dans mon cerveau, l’idée suivant laquelle je venais de lui refourguer un pot de ma meilleure confiture. Et comme je m’emmerdais profondément dans le bureau que le gratteur avait déserté, j’avais du temps à tuer. Je décrétais donc  vengeance en scrutant l’horizon avec de petits yeux vicieux.

Après une revigorante révolution sur mon siège à roulettes, Steppenwolf en fond sonore, je me frottais les mains, le sourire en coin façon J.R. Ewing. Je n’en étais pas à mes premiers pas dans mon rôle de garce et je jubilais d’avance en constatant que des plans machiavéliques s’agençaient presque naturellement sous ma casquette. Je disposais de moult informations sur cet homme (adresse, portable, profession…), or,  l’une d’entre elles serait déterminante : il était marié.

Sachant qu’il ne serait pas rentré au domicile conjugal avant 21h, je contactai, l’après-midi même, son épouse,- en congé maternité (le hasard fait si bien les choses…)-, et demandai à parler à R***.  Etonnée, certainement, de ne pas reconnaître la voix de celle qui connaissait le prénom de  son Homme, de son Roudoudou, de son Tarzan, elle me somma de décliner mon identité, avec ce truc dans la voix des femmes qui se sentent menacées en terrain conquis. Loin de se douter qu’elle encourageait, par là même, ma perversité, elle réitéra sa question, plus sèche encore que la première fois. Je bredouillai à dessein une réponse vaseuse et raccrochai rapidement, en signe extérieur de pseudo effarement. Les femmes qui viennent de pondre sont en proie au doute. Elles passent la quasi-totalité de leur temps avec le marmot, elles puent le lait caillé et ne baise plus, fatalement. Et si la presse féminine se fait l’écho de leurs angoisses (« comment donner un second souffle à son couple après une naissance ? », « comment reconquérir son partenaire après une grossesse ?»), elle soulève le problème sans jamais y remédier. En bref, c’était la période idéale pour foutre la merde.

Je la devinais donc torturée, alors que je savourais l’amertume de mon café.

Plus tard dans la soirée, je composai à nouveau, sur le clavier de mon téléphone portable, les dix chiffres chéris, avec le même soin qu’un voleur prêt à vider un coffre-fort. C’est lui qui décrocha. J’avais prévu le coup… D’abord, l’interpeller en l’appelant par son prénom et très vite, sans même lui laisser le temps de prononcer un seul mot, le prier d’écouter ce que j’avais à dire (et ce dans le but qu’un long silence donne à Madame  une preuve tangible de la culpabilité de Monsieur) et qui tombait en une myriade d’incohérences dans l’oreille d’un homme, vraisemblablement au dessus de tout soupçon :

« _ R***, je sais parfaitement que je ne devrais pas appeler à ton domicile mais c’est devenu le seul moyen de te joindre. J’ai longtemps hésité avant de franchir le pas, mais il faut que tu essaies de te mettre à ma place : je ne tiens plus. Tu avais promis de me donner de tes nouvelles rapidement et voilà deux longues semaines que je m’use les sangs à me demander si tu m’as oubliée.

_ Pardon ?! Vous faites er…

_ Ecoute-moi jusqu’au bout et tu comprendras tout. Mais si tu m’interromps, je raccroche et tu n’auras plus à craindre que je fasse surface, un jour ou l’autre, dans ta vie. Je disparaitrai… à jamais.  Voilà… Sans même que tu t’en aperçoives, je t’observais déjà. Un jour, je me suis arrangée pour me mettre sur ta route et tu as mordu à l’hameçon. Nous avons échangé quelques banalités mais derrière elles, d’autres liens se tissaient, plus sinueux…

_ Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?!

_ Ta femme est à côté ?

_ Oui, ma femme est là ! Et alors ?

_ Je suis navrée, je te rappellerai plus tard.

_ Mais qui…

_...Je t’aime ». Bip bip bip.

C’était presque trop facile. Il ne me restait plus qu’à faire sonner leur téléphone vers 3 ou 4h du matin, à raison de 5 ou 6 fois le mois, afin que ce qui aurait pu passer pour une plaisanterie de mauvais goût fassent naître de réels soupçons. L’acharnement finit toujours par payer.

23:44 - 27/07/2007 - commenter ce billet

Rhaaa!

C'était donc toi!!! ^^ Faudra-t-il implorer la grâce de la garce ?

BizigDu - 00:28 - 28/07/2007

Driiiiiiiinnnnng !!!!

Que la technologie détournée de son intention première peut être un merveilleux terrain de jeux n'est-ce pas?
Les messieurs Bell et Meucci n'auraient sans doute pas imaginé qu'on puisse monter de telles insanités ludiques à partir de leur invention, les braves.
Il faut également du courage pour attaquer une pondeuse, leurs hormones en émoi font d'elles des cibles risquées (donc plus "goûtues"?), d'autant que la norme sociale leur donne tous les droits, juste après les petits vieux...

"La vengeance orange, Bouygres ça fait SFRoid dans le dos"!

nox - 00:32 - 28/07/2007

Vous avez lu jusqu'au bout? Diiiingue!

Quand c'est trop long, moi, je ne lis pas. Z'êtes forts vous!
Implorer la grâce de la garce? A plat ventre alors? Ca m'évitera de lever la jambe pour écraser de mon talon la requête impromptue. Kniark niark niark!
Du courage? Tsss tsss... Si j'avais du courage, j'irais jouer à colin-maillard dans un champ de mines. Mais je laisse ça aux braves... J'ai encore besoin de mes talons...

17h27 - 00:53 - 28/07/2007

Qui est la plus mal baisée des deux? Celle qui pond? Ou celle qui s'immisce par vice dans la vie des autres?

That's is the question.




Anonymous - 12:55 - 28/07/2007

Cher lecteur bien à l'abri dans votre anonymat

Ah, je vois... Vous travaillez pour "Marie Claire"... Et vous venez tester vos futurs sujets ici. Hé bien je profite de votre passage pour saluer votre travail d'investigation: au nom de toutes les garces,-bien ou mal baisées-,merci de remuer la merde à notre place. Grâce à l'abnégation dont vous faites preuve, vous, les charognards sociologues, nous n'avons qu'à nous pencher pour ramasser, d'une main innocente, les lauriers que vous meriteriez si l'audace ne vous faisait pas cruellement défaut.

Edité par 17h27 le 28/07/2007 à 16:07

17h27 - 14:57 - 28/07/2007

Khsssss

EH oui, vice bien entendu, pourquoi pas?
Due à l'oisiveté probablement non?
«L'oisiveté est la mère de tous les vices, mais le vice est le père de tous les arts.» disait Alfred Capus...

Bon rien du tout.

nox - 02:07 - 29/07/2007

Chère 17h27, bien à l'abri derrière votre anonymat.

Chère innocente.

Je dois bien avouer que votre imagination est grande, mais qu'en aucun cas elle ne saurait vous éviter tous les problèmes. Votre tentative d'anéantir l'ennemi que je suis par votre prose adolescente n'a malheureusement pas eu l'effet escompté. Votre réponse n'est qu'un leurre, un artifice. En effet, en aucun cas vous ne répondez à la question posée, ce qui indique clairement que la pondeuse est certainement mieux baisée que la vicieuse.

Quant à mon anonymat, si vous aviez eu un minimum de jugeote, vous auriez eu la géniale idée de ne pas en parler. Certes, je suis anonyme, qui plus est derrière un pseudo qui le revendique. J'aurais pu m'appeler Henri, Terrae Incognitae, Gulliver, que cela n'aurait rien enlevé à mon anonymat.
Malheureusement, vous êtes influençable. Mon pseudo "Anonymous" vous a rappelé que j'étais anonyme. L'occasion pour vous de mordre à l'hameçon que vous avez-vous même inventé en intitulant votre réponse Cher lecteur bien à l'abri dans votre anonymat. Or, si vous aviez eu un minimum de sagesse, vous auriez remarqué qu'"anonymous" n'est pas plus anonyme que "17h27", pseudo derrière lequel vous vous cachez. Il faudra juste vous l'avouer.

Entre anonymes, on devrait se comprendre.

Bien à vous, Marie Claire.

Anonymous - 12:42 - 29/07/2007

L’ennemi que vous êtes ? Allons allons, rhabillez-vous… Vous semblez avoir la folie des grandeurs…
Me faudra-t-il vous faire cours d’étymologie, pour que vous saisissiez la nuance entre un pseudonyme et un anonyme ? Il semblerait que vous ayez du temps à perdre. Allez donc vous renseigner. Et n’oubliez pas de vous attarder sur les sens figurés du mot… Comment ça vous ne voyez pas de quoi je parle ? Vous alors… Faut vous mâcher le travail ? Bon bon… « Insignifiant », « dénué de personnalité »… Voyez : je prends la peine de vous instruire.
Quant à la question posée…. Je croyais, bien naïvement (là, nous sommes d’accord), qu’à la relecture, vous auriez honte de vous et disparaîtriez à jamais de la surface de ce blog. Mais comme disait un certain : « les cons osent tout, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît ». Vous êtes donc ici à votre place, au final. Bien à vous…


Edité par 17h27 le 29/07/2007 à 14:54

17h27 - 13:45 - 29/07/2007

Chère conne damnée

J’ai dis « l’ennemi », tout simplement parce qu’à lire votre réponse, je ne pouvais me considérer comme le bienvenu. Je ne pensais pas voir vos crocs en vous posant cette innocente question. Quant à me rhabiller, vous pouvez toujours courir, vous n’aurez le droit de voir de moi que mon cul, que cela vous déplaise ou non.
<br>
<br> L’anonyme ne me semble pas dénué de personnalité, et je n’ai guère à me justifier devant l’étendue de votre impuissance textuelle à tenter de rabaisser ce que vous ne pouvez atteindre. Vous jouez avec les mots, refusez d’admettre que 17h27 ne vaut pas mieux qu’anonymous au propre comme au figuré, et que vous êtes concrètement aussi anonyme que le soldat inconnu, et que vous n\'avez pas plus d\'audace que moi, pour reprendre votre expression. L\'admettre aurait suffit. J’en profite pour souligner qu’ « anonymous », que l’on peut malgré votre dénégation, considérer comme un pseudonyme, est beaucoup plus chantant que celui qui évoque l’effroyable horloge. Mais peu importe, j’admets que le sujet est stérile.
<br>
<br> Bien baisée ou mal baisée, l’auto dérision aurait voulu que vous répondiez « Oui, je suis mal baisée » ou , \" oui, l\'héroine de l\'histoire est foutrement mal baisée\", mais il n’en à rien été. C’est le risque à prendre lorsqu’on rédige un blog de lire des commentaires qui ne vont pas nécessairement dans votre sens. Et pour le coup, je trouve que vous avez mal joué le jeu et que vous vous êtes lamentablement échouée sur les plages de l’intempérance, que vous vous êtes fait Hara-kiri en voulant me donner une bonne leçon. Malgré le niveau élevé, sur l’échelle de la connerie, de mon commentaire, chose que je reconnais, l’intelligence aurait voulu que vous satisfassiez la dite connerie en y répondant bêtement et rapidement, sans perdre de temps. Or, vous n’avez fait qu’exhiber votre manque de tempérance et votre propre bêtise en me consacrant plus de temps que je ne le méritais. Au final, vous avez perdu autant de temps que moi. Ce qui me pousse à vous dire que je très heureux de vous rejoindre au pays des cons damnés.
<br>
<br> Bien à vous très chère.
<br>

Anonymous - 15:59 - 29/07/2007

Camarade!

Et gnagnagna, et gnagnagna, et gnagnagna… Pourquoi vous obstinez-vous autant à vous comparer à 17h27 ? A vous lire, vous êtes un con plus intelligent que moi. Dois-je en déduire que, malgré vos conclusions rassurantes quant à ma connerie il vous faille encore vous assurer que j’entende bien ce que vous tentiez désespérément de me faire comprendre, comme si mon avis vous intéressait ? Permettez que je m’esclaffe … Et puis, même si vous me l’interdisiez, je m’esclafferais quand même : hahahahahhahaha ! Ahahahhahaha ! Ahahahha ! Aha ….
Oui, parce qu’il y a une notion que vous n’intégrez pas malgré l’opinion juste que vous ayez de l’adolescente que je suis : je fais ce que je veux et ni les règles du jeu que vous voudriez m’imposer, ni l’intelligence ou l’autodérision que vous employez suivant une définition bien personnelle, ne sauraient me faire dévier de cette ligne de conduite que je suis avec une obstination aveugle, conne vaincue par mes propres caprices . Ainsi, j’utilise mon temps comme bon me semble. Et s’il me plaît de vous accorder le temps que vous vous refuseriez, concluez simplement que ma bêtise met un point d’honneur (un bras aussi) à se défendre contre ses détracteurs. Ceci, vous devriez le comprendre, car même si vous pataugez dans le réquisitoire, vous tentez, vous tentez…
« C’est le risque à prendre lorsqu’on rédige un blog de lire des commentaires qui ne vont pas nécessairement dans votre sens » : ciel ! Sans vous, que ferais-je ? Vous aurez noté (du moins, je l’espère) qu’en tant qu’administrateur, je dispose de certains moyens pour me débarrasser facilement et efficacement, des personnes susceptibles de ne pas aller dans mon sens. Le risque réel est donc tout petit. Or, miracle, vous êtes encore là… C’est donc que malgré, vos interventions vindicatives, je décide de faire avec vous, non ? Critiquez-moi autant que vous voudrez, positivement, négativement, stérilement : ce sont des choses auxquelles je m’attends sans trembler. Puisqu’il faut vous dire les choses clairement afin d' éviter que votre sens de la déduction n’engendre quelque nouvelle hérésie, sachez ceci : je ne cherche pas à vous plaire.
Quant à ce cul que vous me présentez, si aimablement, je le fesserais bien… Mais fesser le cul d’un anonyme n’est pas tâche facile… Et ce, malgré mon imagination débordante. Pousseriez-vous la gentillesse jusqu’à le flasher et me le faire parvenir par mail ?


Edité par 17h27 le 29/07/2007 à 17:16

17h27 - 17:13 - 29/07/2007

Je ne prends pas le tournant, je ne me noie pas dans la rivière mais...

Je paie pour voir!

BizigDu - 18:11 - 29/07/2007

Fessez moi avant que je ne vous fesse.

La conne a dit : « Quant à ce cul que vous me présentez, si aimablement, je le fesserais bien… Mais fesser le cul d’un anonyme n’est pas tâche facile… Et ce, malgré mon imagination débordante. Pousseriez-vous la gentillesse jusqu’à le flasher et me le faire parvenir par mail ? »

Etrange coïncidence puisque avant même que vous le suggériez, j’avais, avant de poster le dernier post, pris mon appareil photo pour me prendre le derrière et l’afficher avec le commentaire -pourquoi vous l’envoyer par mail ? Les autres n’auraient pas le droit d’en profiter ? De plus, vous l’envoyer par mail, cela remettrait en question l’anonymat qui me garde bien de vos actes vengeurs comme celui qui a concerné la pondeuse !
Ceci est véridique, vous pouvez me croire. Manque de peau, j’ai trouvé mon cul trop peu bronzé, et je n’ai pas réussi à le mettre en valeur. Il m’était difficile d’ajuster la prise de vue pour donner l’illusion que mon cul est absolument magnifique. Dégoûté par la laideur de mes clichés et par le pathétique de ma situation, j’ai honteusement abandonné, échoué devant l’acte exhibitionniste. Ce n’est peut-être que partie remise. Même si, après tout, mon cul n’ait pas sa raison d’exister pour vous plaire, pas plus que vous n’ayez de raisons de me plaire.

Quant à la fessée, prenons directement rendez-vous, ça vous évitera d’avoir à fantasmer sur une photographie et de vivre d’insoutenables frustrations. Pour le reste de votre réponse, je ne juge pas utile de relever, mon omniscience risquerait une fois de plus de vous faire sortir de vos gonds et de vous faire perdre bêtement votre salive textuelle. Gardez là pour hydrater votre corps. Ce n’est pas de trop l’été.

Moralité : malgré votre "imagination débordante" ma chère, je ne peux que constater qu’avec cette drôle de coïncidence sus citée, qu’elle est au moins au même niveau que la mienne, c'est-à-dire au niveau de la ceinture !

Anonymous - 19:19 - 29/07/2007

Aux anonymes les mains pleines

Très peu cher Anonymous,

Tu pardonneras mes nombreux néologismes et mes nombreuses fautes (d'orthographe et de goût), je ne suis qu'un indigent etc.

C'est avec regret et peine dans mon petit coeur que je dois te dire ceci (permet que je te tutoie, sinon c'est le même prix...) :

Où veux-tu en venir?

Voilà maintenant quelques commentaires emphatiques et mesquins que tu nous esgourdes les mirettes à coup de parcelles verbiales plus ou moins bien agencées ayant dans l'idée, je le crois, de nous en mettre plein les yeux avec tes tournures pompeuses et tes blablas incessants...
Mais où veux-tu en venir?

"La critique est facile mais l'art est difficile" : proverbe facile, sur-usité, mièvre voire enfantin et qui colle tellement bien à tes propos. S'il te plaît, donne moi un objectif au lieu de te rabaisser à de coquettes estoques foireuses mêmes pas digne de Marie-Claire (pour le coup).

Donc, encore une fois, où donc veux-tu en venir clairement?

(question claire et concise appelant à une réponse claire et concise de même, merci)

Ton Noxou qui t'aime (fugaçement lorsque tu t'accordes au silence)

Edité par nox le 29/07/2007 à 21:38

nox - 19:56 - 29/07/2007

Je n'ai pas de cul...

« Même si, après tout, mon cul n’ait pas sa raison d’exister pour vous plaire, pas plus que vous n’ayez de raisons de me plaire » : et cela n’a pas suffit à vous décider ? Diantre ! Quel dommage… Je me console en constatant que vous ne renoncez pas tout à fait. J’attendrai donc, patiemment qu’un énième cliché finisse par vous satisfaire. En revanche, je crains qu’il ne vous faille ME l’envoyer car, pour le mettre en ligne ici, il faudra bien passer par là. Mais rassurez-vous sur votre anonymat… Une adresse mail vaut bien un pseudo, non ? A moins que mes arguments ne fassent leur petit bonhomme de chemin, mmh ? En outre, même si je dispose, d’ores et déjà de votre Identité Personnelle (quelle drôle d’expression, n’est-ce pas, cher Anonymous ?), je suis tenue au serment d’Hypocrite (littéralement : « qui se cache sous »). Car malgré les apparences, il y un code déontologique dans « 0 ».

17h27 - 20:12 - 29/07/2007

Dans le cul la balayette!

A NOX :

Je t’aime bien aussi Nox, mais je te ferais juste remarquer qu’en voulant marquer ton territoire, tu pisses sur mes hauts talons. Non pas que je fasses plein de chi chis, comprends tu, mais c’est tout de même gênant. Va jouer avec tes nonox maintenant, laisse passer la dame, elle à un rendez vous important avec 17h27.

Comment ? Non, tu fais erreur, je ne fais pas de l’art. Tu dois confondre art et fou(e)ttage de gueule.

Sans rancunes, je t’offre un ticket pour le musée d’art contemporain, il y a une exposition intéressante sur le prédéterminisme des cycles erratiques ainsi que les rapports étroits que ces cycles entretiennent avec la dimension quantique de l’emphase textuelle.


A cette très chère 17h27 :

Sachez mademoiselle, que j’étais tout prédisposé à vous offrir mon cul, mais n’ayant su tenir votre chien en laisse, voilà maintenant que le dit cul est aussi rouge qu’une tomate pelée. Je n’oserais certainement pas dévoiler une horreur pareille à la princesse de ces lieux.

En ce qui concerne mon Identité Pestilentielle, je crains qu’elle ne me trahisse à cause de ses relents numériques. Il y a des choses qu’on ne peut maîtriser et je suis bien obligé de m’y soumettre. Votre château semble bien protégé, et il me sera difficile d’en déjouer les pièges pour préserver mon anonymat, d’autant plus que votre chien renifle très bien !

Je suis absolument enchanté de savoir qu’il y a un code de déontologie dans cette zone pleine de mineurs qui désirent se mesurer à Aragon, Breton et autres grands créateurs, mais qui ne savent pas faire la différence entre de la prose et de l’humour grinçant. Cela me rassures tout à fait car je connais le genre humain vous savez. Au moindre faux pas, c’est la guillotine. Et puisque le faux pas est définit par les législateurs comme bon leur semble, vous voyez ce que je veux dire.

Rassuré disais-je donc, mais quelque chose me turlupine, et je dis ça sans emphase. Non rien de grave, juste une question. Sur le lieu de votre travail, il y a un code de déontologie aussi ? A en croire vos écrits, il semblerait qu’il n’y en a pas ! Je ne peux donc pas vous accorder ma confiance, vous m’en voyez navré. Mon cul restera sur cette chaise et vous n’aurez pas la gloire d’exhiber ce cul comme un trophée ! A moins que vous parveniez à me faire changer d’avis, que vous suscitiez en moi un mal de ventre, un mal de cœur, ou une obsession . En ce cas, je demanderais éventuellement à l’un de mes amants de me prendre le cul. Si le cliché est réussi, je vous l’enverrais peut-être. Pour le moment, je n’ai aucune envie de vous faire d’autres cadeaux que de vous encourager à continuer d’écrire.

Bien à vous, Marie Claire.

Anonymous - 22:08 - 29/07/2007

Mais c'est que ce con finirait par m'être sympathique!

Si j’avais un chien, pour sûr qu’il vous aurait bouffé le cul, car, vous avez l’art de mettre en appétit. J’avoue m’être moi-même laissée aller à envisager vos dunes, pales comme une lune, fermes comme une résolution, tendre comme un sein maternel. Tant et si bien que je me passerais presque d’une confrontation au réel. Presque, dis-je, puisque la curiosité ne se satisfait jamais de chimères.
Pour répondre à votre question, je dirai, sans détour, ceci : le commerce et la déontologie ne font pas bon ménage. Si vous saviez ! Mais peut-être savez-vous…
Je vous invite à venir grincer des dents autant de fois que vous le souhaiter. A dire vrai, plus je vous lis et plus je me détends. Ici, les cons ont même le droit de changer d’avis ;)


17h27 - 22:48 - 29/07/2007

Ouaf quelle fin!

Et enfin le dénouement que j'espérais, magnifique!
Rhaaa, oui je sais je tiens du chien (du sale cabot pour être précis) je mords, je bave encore plus et surtout je pue. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir un minimum de flair n'est-ce pas ;-) ? (Mais je suspends mes interprétations et investigations, j'ai ma satisfaction pour moi).
En revanche, tu le sais bien pourtant que je n'ai pas de maître attitré, dommage que tu te sois laissé aller à cette bassesse par trop facile...
Sans compter que la miss sait parfaitement se défendre elle-même, pas besoin de ce toutou miteux (qui assume son état de délabrement par ailleurs, même si ça gratte).

Quant aux cycles erratiques, ils t'accueillent les membres ouverts et si la nullité qui y règne ne te répugne pas trop lâches-y (encore) des mandales, j'suis ataraxique de toute manière...

A la revoyure!

Edité par nox le 29/07/2007 à 23:56

nox - 23:03 - 29/07/2007

Sale Cabot !

Au blog comme au quotidien, il faut faire ses preuves pour se faire accepter. Puisque j’ai passé l’épreuve avec succès pour me faire accueillir avec tant d’enthousiasme dans votre petit cercle d’amis virtuels, j’en profite pour piétiner le diplôme que vous m’avez remis ainsi que pour shooter le clebs qui se frotte à ma jambe de manière désordonnée et aléatoire. Ayez au moins la bonté de le tenir en laisse bon sang !

Et oui. Votre ministère de l’intégration et de l’identité pestilentielle n’est que le reflet de votre propre désintégration. Mais qui suis-je pour vous dire ça ? Appelez moi par mon nom, n’ayez crainte, car Anonymous est sans visage, immatériel, sans contours bien définis. Il est à l’image de Dieu. Appelez moi donc Dieu.

Un grognement se fait entendre dans l’assistance.

-Allo ? Dieu ?

Mais qu’il est bête ! T’as rien compris Nox! Je ne t’ai pas dit de lui téléphoner ducon ! On appel pas Dieu comme on appel son chien! On l’implore en silence Dieu. On le pleure même ! Car Dieu est bon, et si tu veux obtenir de lui sa miséricorde, t’as intérêt d’être très sage, d’aller au turbin, d’aller travailler pour la société. Et je te rappel que Dieu, c’est un peu moi dans l’histoire. Si tu veux appeler Dieu, c’est devant moi qu’il faut te mettre à genoux, comme tu l’as fait dans ton dernier post. Voilà. Lèches mon lapin. C’est bien.

Pas si méchant ce chien finalement. Faudrait quand même le laver dans le Styx parce qu’il pu un peu et il le sait en plus. C’est son talon d’Achille.

-BigZébu ! Espèce de zèbre ! Va laver le chien de l’horloge. Il pue le dioxyde d’azote c’est insupportable.

-Non merci l’horloge, le J&B, c’est le whisky des pauvres. Anonymous mérite au minimum un Knockando, et sans glaçons, merci.

Bien à vous. Sainte Marie Claire.

Anonymous - 15:11 - 30/07/2007

Ouah comme je suis vexé, oh mon dieu snif snif...

C'est de l'ironie bien entendu, je le signale car à part déformer ce que disent les autres ça ne vole plus guère par ici...
Qu’il est drôle !
Espérer que je lui lèche les bottines… Booof, interprètes mon message précèdent comme tu le peux, tu dois le déformer pour dire quelque chose que tu dois croire blessant peut-être (arf, encore des efforts à faire parce que là c’est redondant, chiant pour tout dire, décevant mais pas plus), ton avis n’est que distrayant…
Bien qu’il cesse de l’être : tu ne fais qu’attaquer sans répondre aux questions, c’est probablement toi le clébard d’attaque, bête et méchant mais trop imbu pour assumer, pas grave.
Dommage que tu ne sois pas parti en pleine pseudo-gloire, tu n’as décidément rien d’un joueur intelligent ou d’un « bon écrivain », bref tu ressembles à pas grand-chose, tu n’es qu’un poseur bien fade à la rigueur et ça me déçoit un peu mais dans 5 minutes je t’aurais oublié.

Ne réponds donc pas, c’est inutile car la partie est finie. Tu n’étonnes plus et tu as gâché de beaux échanges malsains (oui j’aime ce qui peut paraître malsain, mais pas ceux qui le font sans vouloir jouer, et qui innove un peu…) en pensant qu’on buvait tes paroles, ce n’était pas le cas, heureusement d’ailleurs.
Le joujou s’est cassé entre les mains du gamin crétin, dommage. Il va falloir innover ou rénover, au choix et selon les compétences.

Au revoir MC, ANONYMOUS, etc. (Biz, quelle fouteuse de merde celle-ci, hihi ;-) )


Edité par nox le 30/07/2007 à 17:41

nox - 17:38 - 30/07/2007

Oyez oyez braves cons! ;)

Bon, je prends les paris mais j'espère qu'y aura du sang.

17h27 - 22:45 - 30/07/2007

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