| "0", zone de cons damnés |
Mais que vient faire Patrick Bruel dans mes rêves érotiques ??C’est vrai quoi ! Il fait partie des types populaires qui me foutent les nerfs en boule, façon popples. Quand il se cassait la voix, moi, je rêvais déjà de lui briser les roubignoles en lui glissant dans l’oreille : « comme ça tu gueuleras pour quelque chose ». Combien de bombes fantasmées ai-je larguées sur les groupies hurlant son prénom en s’arrachant les cheveux ? Combien de tomates cerises ai-je écrasées contre l’écran lorsqu’il apparaissait à la télévision, lui et son visage ébahi, lui et son humilité feinte, lui et ses rires pédants? Combien de fois ai-je fait rimer « Bruel » avec « poubelle » ?? Autant de questions auxquelles je serais bien incapable de répondre, tant j’avais l’occasion de me livrer à ces divertissements. Et ses fameuses « chansons engagées » que la foule reprenait en cœur ? Tu t’en souviens pas ? Attends, je te fais un bout. Arf, ça m’écœure mais bon, pour toi, public, je me lance : « qui a le droit, qui a le droit, qui a le droiiiit de faire çaaaaaaa/ à des enfants /qui croient vraiment/ c’que disent les graaaands ? »… C’est vrai que le message politique passe bien, nan ? C’est tellement puissant qu’on dirait du Faudel. Alors, il y en aura bien un, parmi vous, pour soulever l’épineux problème qui suit : « pourquoi tant de haine ? ». Je t’en pose des questions ? Non, alors tu reposes ton cul sur le strapontin et tu la boucles ou je t’épile les cils. Voi-là, c’est bien. Couché ! Debout ! Assis ! Debout ! Assis ! Donne la papatte ! C’est biieeeennn. Figure-toi que ce matin, aux alentours de 8h, alors que je dormais du sommeil des Justes, Mônsieur s’est invité dans mon espace onirique à moi. Je plante le décor : je jouais seule, dans un bar sombre, à des jeux pourris, genre roulette russe pour enfant, et à un moment, j’ai tout fait tomber. Le sol était jonché de billes et de petits soldats. Alors que je ramassais mon bordel fébrilement (car j’étais à moitié bourrée), un des mecs affalés sur les marches de l’escalier qui faisait face à ma table, en a profité pour m’adresser la parole et c’est tout naturellement (le sol tanguait, fallait que j’écrase mes fesses sur quelque chose de stable) que j’ai rejoint le clan. Scène suivante, je me retrouve chez mes parents, assise sur les marches de l’escalier, avec Patrick Bruel, une ou deux marche(s) en dessous, qui me parle en chuchotant. Je suis en mode autiste. Je regarde dans le vide, et le vide est presque noir car c’est la nuit. Il me saoule de blabla. De temps en temps, je « bave quelques mots », parce que je vois bien qu’il se donne de la peine pour être agréable. Et puis, quand je me décide enfin à croiser son regard, il se tait mais ses yeux hurlent : « j’ai-trop-en-vie-de-te-bouf-fer ». Absorbée toute entière par la façon hypnotique avec laquelle ses pupilles scandent des insanités, je l’observe un moment, les yeux tous ronds, la bouche grande ouverte. Puis, je me ravise, à l’idée que mon comportement puisse encourager ses intentions. Alors, sans détour,- et cherchant à mimer la dextérité de ses prunelles dans le maniement de la hache-, je lui fais comprendre qu’il ne m’intéresse ab-so-lu-ment pas. Ne prêtant aucune importance à mes résignations, il me parle d’une nana qui a rendu grâce à ses audaces et, sans me demander mon avis, il décide de me faire une démonstration. Dégageant ma nuque des cheveux qui la recouvrent, il me donne trois baisers chauds et humides. Trois baisers en pointillés, depuis l’intérieur du cou jusqu’à l’épaule. Et là, sous l’effet d’un délicieux poison, mon corps s’engourdit. Mon corps s’abandonne. Il capitule. Je me laisse renverser dans les escaliers, tétanisée par le plaisir qui poursuit, dans mon sang, sa course folle. Lui continue à parler tout bas. Mais ses mots, que je ne comprends pas, ses mots, qui se contentent de sonner à mes oreilles et de couler sur ma peau, achèvent de me griser. Quand je sens sa main glisser sous mon pyjama (oui, je porte un pyjama) et allumer un feu à l’endroit de ma poitrine nue, je ne suis plus qu’une étendue érogène. Il prend alors le temps de savourer les ravages que subissent mes sens sous le joug de sa science. Je me sens aussi bien que dans mon bain. Soudain, la porte d’entrée claque, me rappelant tout de go à la surface d'une réalité asphyxiante. Ciel ! Mon père ! Je me sauve en courant vers ma chambre. Une fois à l’abri, je tends l’oreille pour écouter ce qui se dit, en bas. « _ Je reviendrai aux aurores et je l’attendrai.» Ce n’est pas mon père qui a parlé. Le lendemain matin (je dors toujours), dans la cuisine : « _ Qu’est-ce que tu lui as fait, à ce pauvre type ? », demande mon père. « _ Bah, rien », que je réponds. Puis, en moi-même : « _ Mais si tu savais ce que lui m’a fait… ».
23:35 - 2/10/2007 - commenter ce billet
|
Su-sucre Memento mori Contact
Essuie tes doigts Portrait robot Archives Contre 10 bons points Amis Autre rive Articles Recents - 36 15 ma vie (ou le post le plus court de tous les temps) - M.-J. et moi - Ma trentaine, je t'aime! Ne nous marions pas, pour le meilleur, jusqu'à ce que la quarantaine nous sépare. - Youhou... - La débâcle de Gros Doigts
Categories -Blabla -Sages les images -Les fables de la femme fontaine -Uppercut hypercuisant -De Fortuna rerum -Le kangourou qui a la langue dans la poche de son slip -Elucubrations spiritueuses -Expérience -Chez Bonnibar Lu(e) et approuvé(e) Mouchards | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Créer un blog - Blog2B News Signaler un Abus
Partenaires: Emoticones MSN - Forum Informatique - Forum Sciences - Guide d'Hawaï - Virus MSN