"0", zone de cons damnés

Où la raison s'achève

Je ne suis pas de celles qui se contentent de rêver, aussi ai-je décidé de rencontrer Patrick Bruel pour de vrai. Je me suis donc rendue à Limoges, là où vit le chanteur, pour m’assurer du pouvoir érotique de ses baisers brûlants. Oui, j’étais décidée à le ramener dans l’escalier parental.  Arrivée à destination, il ne me restait plus qu’à me rendre dans l’arrière salle du bar où il a coutume de pokeriser, le dimanche après-midi, juste après « V*** D*** P***», émission qu’il ne raterait pour rien au monde. Je m’installe à une table, je prends un café, et fais mine de me rendre aux toilettes, pour tromper la vigilance du tenancier, qui servait aussi de chien de garde. Je me lève, je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d’habitude. Ah non, je m’égare. Bref, je me lève, je me cogne au coin de la table, je réprime un cri, j’avance en direction des W.C. Puis, je cours dans le couloir en direction du lieu qui nous intéresse. J’avais des talons et le bruit qu’ils faisaient me donner l’impression d’être une héroïne de film. Pour la discrétion, c’était râpé, mais quel panache ! QUEL PANACHE !!! Je n’ai pas pris la peine de frapper. J’ai ouvert et,- of course-, tous les regards ont convergé on me. J’ai crié, crié, Aline pour qu’elle revienne. Ah non, je m’égare une fois de plus (jukebox, sors de ce corps, bordel !). Bref, j’ai crié : « Ceci est un chanteurdecharmenapping, restez calme ou je vous butte tous ! ». Là-dessus, j’ai dit à Patrick, qui me regardait de ses yeux de chien battu : « toi, la tête de con, tu viens avec moi ! ». Evidemment, il a obtempéré. Je l’ai fait passer devant en lui ordonnant d’avoir l’air naturel (autrement dit, artificiel) tandis que je lui braquai l’index et le majeur dans le dos, cependant que de l’autre main, je réquisitionnai le cigare de la bouche d’un convive et, craquant une allumette sous ma botte, je l’allumai, persuadée qu’il rendait crédible mon « capital violence ». Puis nous sommes sortis et avons marché quelques heures dans la forêt. Suite à quoi j’ai constaté que nous étions perdus. Alors que j’étais sur le point de fondre en larmes, je me suis souvenue des paroles de mon prof de philosophie de Terminale : « si un jour tu es perdue dans la forêt, repère-toi à la mousse sur les arbres. Mousse=nord ». Sauf que les arbres avaient de la mousse tout autour du tronc. La nuit tombait, j’avais peu de temps pour agir avant qu’un marcassin ne fonde sur nous. Je n’allais tout de même pas laisser un marcassin foutre en l’air mon projet grandiose et si bien ficelé. Alors, j’ai  demandé à Patrick d’entrer en communication avec les oiseaux et de les prier de nous faire retrouver le bitume, pronto. Il s’est donc mis à gazouiller. C’était tellement touchant comme scène que j’ai regretté de ne plus avoir de batterie pour mettre tout ça en boîte. Les oiseaux sont arrivés et ils ont chié sur la tête de Patrick puis ils sont repartis. Les oiseaux ont du goût, n’en doutez plus. Alors, j’ai pris le taureau par les cornes (Patrick est taureau, oui), et je lui ai dit : « cette place est sans issue, je commence à comprendre ». C’est alors que Francis Cabrel a débarqué à dos d’âne. « Vous n’auriez pas une feuille de chêne à dépanner ? Je dois aller déféquer derrière les buissons et je suis à court de munition ». J’avais justement, sous ma semelle, une feuille de chêne en soie brodée. « Que faisiez-vous au temps chaud ? », lui lançai-je, l’œil plein de malice. « Je chantais, ne vous déplaise », répondit-il du tac au tac. Eh merde, il m’avait eue… Je lui tendis la feuille de chêne et il disparut derrière les buissons.

Nous entendîmes l’âne braire de façon suspecte, alors nous nous mimes à courir. A bout de souffle, je m’écroulai, tandis que Patrick courrait toujours. « Arrête-toi ! », vociférai-je. Sauf qu’à bout de souffle, ça donnait : « aêeeee’hoi ! ». Il ne pouvait pas comprendre. Je ne peux pas lui en vouloir.  Il disparut derrière les mêmes buissons qui avaient vus le cul de Francis (oui, Patrick avait couru en rond). Ma lèvre inférieure commençait à trembler et mon nez me piquait. Pourtant, je renonçai à pleurer. Ca demandait trop d’énergie et j’étais crevée. J’entrepris donc de faire un feu, histoire de m’occuper un peu. Je n’avais pas vraiment d’idée quant au procédé à suivre, alors, je ramassais des branches et des feuilles que je rassemblais en un gros tas informe. « Il ne me reste plus qu’à allumer le feu », prononçai-je à haute et intelligible voix car j’avais retrouvé mon souffle. Non, Johnny n’a pas débarqué. C’est MON histoire, pas la vôtre ! C’est moi qui décide des personnages. Point ! J’allume donc le feu et je le vois se propager de façon inquiétante. Merde, je devenais, sous mes yeux ahuris, une pyromane. Je résolus donc de me constituer prisonnière. Je me lianai à un arbre et j’attendis les pompiers et la police. Sagement. Mais c’est Tarzan qui arriva. Je me suis interrogée sur sa présence dans la forêt. Puis j’ai compris que le feu avait tout naturellement transformé la forêt en jungle et les marcassins en lions. Ce qui explique que j’avais pu me lianer follement sous les yeux loucheurs de Clarence (de « Daktari »). Il me dit : « Moi Tarzan ». Je réponds : « Moi, Jane ». Il fait une mine déconfite et je comprends que je viens de participer à jeu complètement stupide et que j’ai gagné le droit de rester attachée. Alors il repart à dos de Cheetah (qui n’a rien à envier à King Kong au passage). Les autorités de l’Arizona me cueillent. Je passe 10 jours au trou où je fais des rêves merveilleux avec des appartements en vis à vis. Voilà pourquoi je n’ai pas posté depuis. Je sais que je peux compter sur votre compréhension. Amen.

21:40 - 16/10/2007 - commenter ce billet

ah c'est donc ça !

Bon, enlève les phautes, espèce deu toxicau !

sinon : "Je passe 10 jours au trou où je fais des rêves merveilleux avec des appartements en vis à vis."

J'ai joui sans honte...
Plaisir de te retrouver au pays des cramés, t'as tout ce qu'il faut m'est avis !

nox - 23:35 - 16/10/2007

Dans mes bras!!!

J'ai tellement speaké l'english fluently pendant 10 jours que j'ai un peu de mal à revenir au français, alors c'est pas tant des phautes que des difficultés de réinsertion linguistique. Pour ça aussi faudra vous montrer aware.
P.S: le dis pas à BZD surtout! Elle profiterait de l'occaz pour reporter nos épousailles à la semaine des 4 jeudis.
P.S.2: tu veux du sopalin?

17h27 - 23:59 - 16/10/2007

No thx

J'ai plein de sopalins avec des éléphants qui aspirent et ne tombent pas enceinte (chinois?).

T'inquiètes Motus et Beccaro, pas un mot intelligible ne ressortira de ma grande gueule beuglante.

En plus si c'est pour mettre fin à une idylle, non. Trop curieux de voir la tronche des rejetons penses-tu ! :-D

nox - 00:03 - 17/10/2007

Quel casting!

C'est 17h27 au pays de la star ac version 80's!

AnusDei - 00:42 - 17/10/2007

Nox,...

J'aurai ta peau! :D ;-)

BizigDu - 09:57 - 18/10/2007

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