"0", zone de cons damnés

Primus Tempus

Posté dans Sages les images

Lissy Elle

22:24 - 17/03/2010 - commentaires {0} - commenter ce billet

Question de rapidité?

Mes chers cons cons,

 

Brrrh ! On se les gèle, non ?

Trêve d’humour ultra sophistiqué, je viens vous faire part du désarroi dans lequel me plonge la non résolution de ma putain de charade. Attendu que vos menus efforts n’ont mené nulle part ou presque, je me vois dans l’obligation de remballer mon premier, mon deuxième, mon troisième, mon quatrième et mon cinquième pour de vous présenter leur version bêta : jugez-vous-mêmes…

Mon premier est la 17e lettre de l’alphabet.

Mon deuxième est un personnage biblique, chassé, veuf  et « victime » d’un double inceste (je rappelle que Christiane F. n’est pas un personnage biblique).

Mon troisième compte 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 49.98 secondes.

Mon quatrième est une bande plate  que l’on utilise pour serrer ou attacher quelque chose (voire quelqu’un pour les adeptes du BDSM).

Mon cinquième correspond à la définition suivante « possédé par un esprit ».

Mon tout est toujours aussi dégueulasse.

22:41 - 11/02/2010 - commentaires {11} - commenter ce billet

Devinette du 9/2/2010 après Jésus-Christ

Qu'est-ce que j'ai bien pu voir dans le caniveau, ce matin, vers 10h45?

 

Allez, hop, charade!

 

Mon premier pourrait s’appeler « lune » ( << spéchieul casdédi).

Si mon deuxième est gros, le décrocher n’est pas forcément un cadeau.

Mon troisième est un belge «dansant ».

Mon quatrième se cache derrière Salambo.

Mon cinquième prend les mesures nécessaires.

Et mon tout est franchement dégueulasse.

 

11:21 - 9/02/2010 - commentaires {14} - commenter ce billet

La journée de la chiasse

Posté dans De Fortuna rerum

Il y avait partout une odeur de merde, ce matin. Les rues puaient le caca. Et, pour une fois, les chiens étaient loin d’être les seuls responsables. Derrière la façade opaque de son logement, je devinais chaque habitant assis sur le trône, lâchant du lest. J’étais intimement convaincue qu’une grande messe de la chiasse était lancée, et que la ville y participait instinctivement, sans qu’aucun rendez-vous n’ait était fixé au préalable.

Tandis que  j’atteignais l’agence, le cœur attendri par l’idée d’un monde à l’unisson, je croisai la voiture du Gratteur qui, me voyant arriver, baissa la vitre pour me saluer. Tout en me serrant la main, il m’apprit qu’il avait plausiblement une gastroentérite et qu’il rentrait donc chez lui. « Vomi de mouche à merde de chien galeux », pensais-je en retirant vivement ma main. « Tas de fiente, crevure, raclure, cérumen, comédon, déchet », marmonnais-je en le regardant s’éloigner. Puis je fonçai à l’intérieur des locaux, posai mes affaires, ignorai l’hypocrite « salut, ça va ? » de la Femelle, et courus aux chiottes pour me laver méticuleusement les mains  avant de regagner mon bureau, le cœur au fond de la gorge.  Mais la Femelle, comme les animaux en chaleur, n’aime pas beaucoup être ignorée. Avec l’aplomb des garces dont le terrain de jeu favori est la zone de non droit où l’ingénuité feinte fait passer la franchise pour de la gaminerie, voire de la jalousie,  elle frappa à ma porte et, sans y être autorisée, entra dans la pièce en lançant dans un rire incrédule: « Alors comme ça on me snobe ? ». « Oui, on te snobe, connasse, parce qu’autrement on te pèlerait à l’économe pour t’apprendre à vivre », répondais-je intérieurement, tandis qu’à haute voix, je lui expliquais l’urgence dans laquelle j’étais de nettoyer mes paluches. Ravie de me laisser l’initiative du sujet, libérant ainsi  sa langue de vipère de la prison dorée (le silence… Ouais, je sais, je sais, je suis géniale) où elle était assignée à résidence, elle m’apprit que le Gratteur était allé 8 fois aux toilettes en l’espace de 45 minutes. "8 fois, en 45 minutes !"  Oui : elle avait compté… Puis elle se crut obligée d’entrer dans les détails en m’informant que c’était Haleine de Pucelle qui l’avait contaminé, car pas plus tard que la semaine dernière, ce dernier avait été pris de violentes nausées. Si violentes, les nausées, qu’il avait passé toute la nuit à « rendre », en hurlant qu’on l’avait empoisonné. Avec un regard plus inexpressif que l’ «  Ophelia » de John Everett Millais (ouais, va voir), je lui fis comprendre que je n’en avais rien à secouer et il faut croire que je suis plutôt bonne en langage oculaire puisque, constatant qu’elle n’obtiendrait pas la moindre réaction de ma part, elle regagna lentement son bureau, les oreilles baissées et la langue entre les pattes (oui, bon).

Quelques dizaines de minutes plus tard, mon téléphone sonna. L’écran indiquait « le Gratteur ». J’hésitai à décrocher. Or, à l’idée qu’il puisse être vraiment malade, donc en arrêt maladie, donc loin de moi et de mon inactivité, je retrouvai mon enthousiasme et pris l’appel. Il fallait reporter ses rendez-vous. Monsieur se vidait complètement. La fréquence de ses voyages aux WC était trop soutenue. Etc. Si seulement il avait pu se vider au point de tomber dans la cuvette, j’aurais fait le déplacement rien que pour tirer la chasse.

17:30 - 29/01/2010 - commentaires {2} - commenter ce billet

Et ta soeur?

Posté dans De Fortuna rerum

« -Vivement que je retrouve mon joli petit cul ! », s’était écriée ma sœur, enceinte de 8 mois, devant le miroir qui, cruel d’objectivité, lui renvoyait l’image d’une femme enceinte de 8 mois.

« - Son joli petit cul? », pensais-je en moi-même,  « Comment pourrait-elle avoir perdu ce qu’elle n’a jamais eu? ».

Tandis que je réprimais des vérités trop crues afin d’éviter une nouvelle querelle et que se dissolvait à vu d’œil le peu de diplomatie dont j’étais capable, je pris congé : j’avais rendez-vous.

 

Sous son chapeau, lui-même abrité par un large parapluie noir, il parlait tout seul, comme à son habitude, pestant contre le ciel et l'averse qui le douchait littéralement.  Arrivée en courant, souriante d’amour et pleine d’énergie (je m’évertuais incessamment à tout lui donner), je lui agrippai le bras et nous partîmes à la hâte. Comme nous avancions, je remarquai qu’il tenait son parapluie à l’envers et je m’exclamai, la voix pleine d'émotion: « oh, un parapluie pour les chaussures ! Comme c’est mignon ! ». Il sourit (alors qu’intérieurement je me maudissais) et remit son parapluie à l’endroit car il ne s’était pas aperçu qu’il le tenait mal.

Nous arrivâmes enfin à l’A.N.P.E. Sur place, nous nous séparâmes assez rapidement, comme nous le faisions quand nous allions à une exposition, accaparés l’un et l’autre par des objets différents. Très vite, un formidable bilan de compétences retint toute mon attention car les questions touchaient essentiellement à la littérature, or, il se trouvait que malgré leur difficulté, je me sentais de taille à relever le défi. Je décidai donc d’emporter un exemplaire, me jurant de lui faire un sort dans le courant de la journée. Les yeux inquisiteurs d’un employé de bureau me firent comprendre derechef que ce bilan n’avait rien d’un prospectus et que si je tenais  à me servir, je n’avais plus qu’à rejoindre les candidats qui, dans mon dos, derrière des tables d’écolier, planchaient sur leur copie. Cependant, je n’avais pas le temps de prendre place parmi tous ces gens dont la concentration était visiblement troublée par mon compagnon qui évoluait lentement dans leurs rangs en observant les annonces placardées au mur comme s’il s’agissait de toiles de maître.

Dépitée, je posai la copie et pris l’étroit escalier qui menait chez une fille que je ne connaissais pas mais qui attendait ma venue. Elle habitait une chambre de bonne dont l’agencement, qui se voulait pratique, laissait à désirer, menaçant à chaque instant l’équilibre fragile auquel les divers meubles et autres « décorations » participaient, malgré eux. Escaladant une bibliothèque puis me trainant à quatre pattes sur un banc, j’atteignis ce que je pris d’abord pour un lit. Un lit de moine bouddhiste ou celui d’adepte du BDSM, avant d’apprendre que pas du tout. C’était une place pour lire ou recevoir les invités, d’après mon hôte qui refusa les excuses que je lui présentai pour avoir mis les chaussures sur son tapis/couverture. « Cela ne revêt aucune espèce d’importance », disait-elle, conformément à l’idée profonde que je me faisais de la chose, vu l’état pitoyable dans lequel se trouvait le tissu. Que dire d’elle ? Elle avait une écharpe autour du cou. Plutôt moche, l’écharpe. Blanche striée de rouge dans le sens de la largeur, en laine. Jeune, brune, elle lisait beaucoup, à en juger les nombreux bouquins qui trainaient partout dans la pièce. Il y avait du Sartre et du Camus. Du Freud aussi. Tandis que je la félicitais sur le courage dont elle faisait preuve en vivant au dessus de bureaux trop fréquentés et de facto  trop bruyants, elle m’assurait que ça ne la dérangeait pas dans la mesure où elle profitait de ses journées en se levant tôt, du coup, et qu’elle était tranquille le week-end. Je la trouvai chiante. Chiante comme les gens qui, non contents de voir toujours le verre à moitié plein, le font avec entrain et bonhommie.  Ca, je m’en souviens. En revanche, je ne sais vraiment pas ce que je fichais là.

 Le réveil sonna à nouveau et, cette fois, je me réveillai pour de bon.

12:45 - 28/01/2010 - commentaires {2} - commenter ce billet

JPAV

Posté dans Sages les images

16:46 - 19/01/2010 - commentaires {0} - commenter ce billet

Tri sélectif

Posté dans Les assassines

"_ L'autre jour, j'étais à une expo et je me suis fait draguer par une quinquagenaire...

 _ Et alors?

 _ Et alors rien. C'est pas parce que j'apprécie la peinture que j'aime les vieilles croûtes."

11:24 - 23/12/2009 - commentaires {4} - commenter ce billet

Petite sirène flouée

Posté dans Sages les images

 

13:23 - 22/12/2009 - commentaires {0} - commenter ce billet

17h27 fait son cinéma

Posté dans De Fortuna rerum

Je sais pas vous, mais moi, des fois, je m’emmerde profond. Et au lieu de m’emmerder pénardement, en soufflant et en cherchant à m’occuper pour vite oublier que mon existence manque viscéralement d’intérêt, je sombre dans des réflexions à la limite du soutenable. Genre : mon existence manque viscéralement d’intérêt. Dans ces moments là, je suis souvent assise sur mon sofa blanc poilu et, tout à coup, tandis que je sens ma gueule se décomposer façon "le Cri" de Munch, autour de ce sofa blanc poilu il n’y a plus que du vide et des horloges, de celles que l’on trouve dans les gares ferroviaires, sauf que les aiguilles tournent à toute berzingue. Et alors que je me jette sur l’une d’elles afin de la stopper net dans sa course folle (techniquement, je me fais mal aux genoux en tombant dans le salon) je me fixe vite un nouvel objectif, comme on donnerait le change, haletante et les yeux hagards (oui, même seule avec moi-même, je me mets en scène). Le premier qui vient. L’autre jour, donc, je décrétai que je tournerais dans un film.

Je me précipite sur mon ordinateur, m’inscris sur un site de casting, lis les annonces et je me propose pour de la figuration dans un court métrage amateur. Le premier qui vient. Le rendez-vous est pris. Je file à Paris sur le lieu de tournage. J’arrive dans une grande salle où je vois plein de gens qui se regardent les uns les autres en souriant bêtement, l’air détendu. Je comprends que tout le monde a les foies blancs et ça me détend. J’ai toujours fonctionné comme ça. Faut que je ressente la peur des autres pour me départir de la mienne. Je me dirige donc vers un type qui a l’air de s’occuper des « comédiens » et je lui donne mon nom. Il m’invite à m’asseoir en attendant que le réalisateur vienne me donner les directives. Je vais me servir un jus d’orange et j’attends. Quelques minutes plus tard, je vois débarquer un mec d’une trentaine d’années  qui me sourit encore plus bêtement que les autres. Je comprends que c’est le réalisateur. Il m’explique qu’en fait ce n’est pas vraiment de la figuration dans la mesure où tout le monde est acteur principal. Qu’au fur et à mesure du tournage, on me dira ce que j’aurai à faire. Que le film relève de l’expérimental etc. Ca ou autre chose, perso, je m’en fous, je suis juste là pour me rassurer sur l’intérêt de mon existence. Je dis ok à tout et je prends place sur scène au milieu des autres.

C’est alors qu’un gars surgit de nulle part en s’agitant comme s’il était en chewing-gum. A cet instant précis, nous basculons tous dans une autre dimension. « En se tordant ainsi qu’un serpent sur la braise » (merci Charlie), il nous demande de pousser des cris, puis de faire les robots puis de rire, puis un tas d’autres trucs plus ahurissants les uns que les autres. Pendant 3heures, je participe à un projet martien, avec un enthousiasme non moins extraterrestre, levant les bras, bougeant la tête, hurlant. Les angoisses que je nourrissais à l’égard de ma vie fondent à mesure que je remue. C’est fou ce que j’étais conne de me faire des cheveux blancs à propos de mon rôle sur Terre maintenant que je communiquais avec toute la Voie Lactée et qu’on m’entendait jusqu’à Andromède ! Tandis que je m’euphorisais aux gaz interstellaires, me croyant dans la NGC 4261, je guettais le trou noir qui m’aspirerait. Sauf que le trou noir, que je pris d’abord pour E.T. alors que c’était l’homme chewing-gum, me renvoya tout droit sur Terre, à l’endroit précis où je l’avais quittée, quelques années lumières auparavant. Le tournage était terminé. Après avoir donné de la densité au vide intersidéral de mon existence, le réalisateur me remercia, m’offrant, en bonus, le souvenir d’une expérience astronomique ultra jouissive, qui me ferait honte dès le lendemain matin.

La prochaine fois, je fumerai. Ca m’évitera le déplacement.

02:45 - 19/12/2009 - commentaires {7} - commenter ce billet

Les doigts dans le nez

Posté dans Blabla

« Moi c’est des trucs que je trouve anormal », dit le Gratteur en agitant son petit poing rachitique. Ces trucs anormaux, je n’en avais rien écouté. Mon cerveau avait planté au moment où il avait enfoncé énergiquement le pouce dans sa narine gauche et l’y avait fait tourner non moins énergiquement  sur 180 degrés, avant de s’essuyer le groin du revers de la main, en qualité de gros porc. A ce moment précis, j’étais en train de m’arracher la peau des lèvres, comme à mon habitude. Or, me revint soudain en mémoire que cette main, je l’avais serrée vers 9h30. Combien de fois, avant ça, avait-il répété l’opération écœurante dont j’avais été spectatrice bien malgré moi ? Par mon intermédiaire, ses micro-crottes de nez avaient probablement envahi le clavier de mon ordinateur et j’en avais fatalement gobées quelques nano tonnes. Je ne suis pas une monomaniaque de l’hygiène. De l’ordre, oui. Mais de l’hygiène, non. Cependant, il y a des limites que je qualifierais d’élémentaires au-delà desquelles mon seuil de tolérance explose littéralement pour me plonger dans un scaphandre, le même que celui d’avec le papillon, à la différence près que je scille rarement, voire pas. Figée dans l’espace, ma liberté de mouvement se réduit alors à l’agitation frénétique de mes globes oculaires qui se déplacent comme s’ils suivaient un essaim d’abeilles.  

A des années lumières de l’émotion qu’il venait de provoquer en mon carcan, le Gratteur vint se poster un peu en retrait de mon fauteuil à roulettes, sur la gauche, regardant par-dessus mon épaule l’écran de mon ordinateur où rien ne se passait. Durant plusieurs secondes, il demeura dans la même posture, à l’affût du moindre de mes gestes, -gestes qui ne venaient pas. Puis il se gratta le cul et s’en alla. En le regardant s’éloigner cahin-caha, je fus envahie par un sentiment d’impuissance tel que même les larmes n’auraient servi à rien.  Et puis du haut de ma tétraplégie, je ne pouvais pas lutter. Moi aussi y avait des trucs que je trouvais anormal.

12:03 - 17/12/2009 - commentaires {2} - commenter ce billet

Su-sucre
Memento mori


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